Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

samedi 5 novembre 2005

Joli néologisme

Infobésité, très beau mot.

Via Affordance.info

Audeguy et les nuages

La théorie des nuagesPas facile de choisir un livre. La multitude de choix donne le tournis car, parmi ces choix, il y en a tant qui semblent intéressants. C'est ainsi qu'en me baladant autour du promontoire des quasi-nouveautés, je tombe sur ce titre qui, immédiatement, attire mon attention : La théorie des nuages. La quatrième de couverture nous apprend qu'il s'agit là du premier roman de Stéphane Audeguy (né en 1964). Je le feuillette rapidement et quelques phrases lus ça et là m'indiquent que ce bouquin me ferait passer un heureux moment de lecture. Coût : près de 30$. Hésitation. Je le remets sur son promontoire, bien en place.

J'hésite.

Je quitte la librairie.

De retour à la maison, je sens un manque. Pourquoi diable n'ai-je pas acheté ce bouquin ? Bien sûr, j'ai déjà tant à lire. Bien sûr, c'est un nouvel auteur qui n'a pas encore fait ses preuves. Bien sûr, c'est 30$... Mais toutes ces raisons m'apparaissent faibles.

Heureusement, pouvant m'arrêter chez un libraire la semaine suivante, je l'ai acheté.

Qu'en dire ? C'est l'histoire très particulière d'un célèbre couturier japonais qui collectionne les livres sur les nuages et qui demande à une jeune bibliothécaire de les classer. On apprend la petite histoire des premiers hommes qui se sont intéressés à la catégorisation des nuages. Audeguy a une belle plume (voir quelques citations sur Au fil de mes lectures) et j'ai passé un heureux moment avec ce roman. Vers la fin du livre, j'ai fait un lien vers le Kuhn. Page 280 : « Au Centre météorologique, elle rencontre régulièrement les meilleurs spécialistes européens de la météorologie moderne; en les écoutant, en les questionnant, Virginie Latour comprend que Richard Abercrombie n'est pour eux qu'une figure pittoresque et pathétique, de la préhistoire météorologique; ce qu'un alchimiste est à la chimie moderne. Car pour ces informaticiens, ces mathémématiciens, ces géographes, la Science est ce qui se fait ici et maintenant; on connaît vaguement les grands précurseurs. Le reste n'existe pas, n'existe plus. »