Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mardi 11 octobre 2005

Ignoratio elenchi

Il existe une quantité incroyable d'espace vide dans l'univers. La distance du soleil à l'étoile la plus rapprochée est d'environ 4,2 années-lumière, ou 25 suivi de 12 zéros (milles) ... De même pour la masse: le soleil pèse environ 2 suivi de 27 zéros (tonnes) ... La Voie Lactée pèse 160000 fois autant que le soleil; elle est une galaxie parmi une collection d'autres dont environ 30 millions sont connues. Ce n'est pas très facile de retenir une croyance à sa propre importance en regard de statistiques aussi accablantes.
Bertrand Russell
Ce texte est en épigraphe au chapitre intitulé Le sophisme, dans le livre de Vincent Edward Smith, Éléments de logique, Centre de Psychologie et de Pédagogie, 1966. J'ai trouvé ce livre (7$) chez un bouquiniste de Gatineau. Comme vous le savez sans doute, Russell était un éminent logicien, co-auteur, avec Whitehead, du célèbre Principia Mathematica. Voici le commentaire du professeur Smith au regard de l'extrait ci-haut mentionné : « Dans le texte [...], Russell commet le sophisme de l'ignorance du sujet. Ce sophisme consiste à prouver autre chose que la question à prouver et à user de faux-fuyants. Les figures de Russell montrent que le cosmos est immense. Mais elles n'ajoutent ni n'enlèvent rien à la dignité humaine. » p. 282.

Il est très difficile de ne pas tomber dans le piège du paralogisme. Mais en voyant même les plus grands chuter, on se console...

On flanche.
On se relève.
Et on espère gagner un peu plus en sagesse.

lundi 10 octobre 2005

Poli-TIC

La politique est un chapitre de la météorologie.
La météorologie est la science des courants d'air.

Édouard Herriot (Notes et Maximes, p.25, Hachette, 1961)


J'ai récemment retiré un billet que j'avais publié sur Recit.org. Dans ce billet, j'émettais l'opinion que le discours prononcé à l'ouverture de notre session de travail par le sous-ministre adjoint à l'éducation était «très ordinaire». Suite à sa parution, quelques personnes m'ont signalé leurs malaises par rapport à mon propos. En effet, des commentaires du genre «on ne mord pas la main qui nous nourrit» ou «puisque c'est publié sur le blogue DU Récit, cela donne une mauvaise image du Récit» m'ont été gentiment mentionnés.

Si j'avais laissé le billet sur le blogue, la polémique qu'il aurait pu susciter aurait été sans doute vaine, stérile et inutile. Je fais partie de ceux qui croient que les politiciens sont d'abord à notre service, et non au service de leur Power trip. En ce sens, dire à un politicien que son discours est plutôt plate, c'est lui dire qu'il devrait se forcer pour nous donner un peu plus de viande. Je suis tanné des lieux communs qu'on nous dessert à tour de bras.

Mais de toute évidence, ma vision de l'homme politique n'est pas partagée par une partie de mes confrères et consoeurs du Récit. Et je considère que l'harmonie du groupe est beaucoup plus importante que mon simple point de vue, surtout si ce point de vue est vaguement périphérique à mon travail. Pour bien des gens, il faut user de stratégies avec les politiciens si on veut obtenir quoi que ce soit d'important pour nous. Mais comme je suis allergique à la manipulation, j'ai tendance à me tenir loin des personnes qui en vivent et je me colle plutôt aux gens qui semblent valoriser une certaine profondeur et une certaine rigueur de la pensée. Je ne dis pas que tous les hommes politiques sont vides, je dis seulement qu'ils montrent très peu souvent leur potentiel intellectuel hors les normes établies. J'aimerais du leadership, de l'originalité, du risque, de la transparence. En général, nous n'avons que de l'image, des idées creuses et ramanchées et du conservatisme.

Conclusion : je dois me tenir loin de la politique.

jeudi 6 octobre 2005

New Nothomb

Certains décrivent « Acide sulfurique » comme un roman-scandale ? C'est plutôt l'exercice de rentrée d'une petite dégoûtée qui cherche sa fessée.
Marc Lambron, commentant ici le roman de la rentrée d'Amélie Nothomb.

dimanche 2 octobre 2005

Kirtas Technologies

J'en veux un ! Mais ça doit coûter un bras...

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